CHAPITRE XI. LE ROYAUME DE DIEU CONÇU COMME L'AVÈNEMENT DES PAUVRES.
Ces maximes, bonnes pour un pays où la vie se nourrit d'air et de jour, ce communisme délicat d'une troupe d'enfants de Dieu, vivant en confiance sur le sein de leur père, pouvaient convenir à une secte naïve, persuadée à chaque instant que son utopie allait se réaliser. Mais il est clair qu'elles ne pouvaient rallier l'ensemble de la société. Jésus comprit bien vite, en effet, que le monde officiel de son temps ne se prêterait nullement à son royaume. Il en prit son parti avec une hardiesse extrême. Laissant là tout ce monde au cœur sec et aux étroits préjugés, il se tourna vers les simples. Une vaste substitution de race aura lieu. Le royaume de Dieu est fait: 1° pour les enfants et pour ceux qui leur ressemblent; 2° pour les rebutés de ce monde, victimes de la morgue sociale, qui repousse l'homme bon, mais humble; 3° pour les hérétiques et schismatiques, publicains, samaritains, païens de Tyr et de Sidon. Une parabole énergique expliquait cet appel au peuple et le légitimait [506]: Un roi a préparé un festin de noces et envoie ses serviteurs chercher les invités. Chacun s'excuse; quelques-uns maltraitent les messagers. Le roi alors prend un grand parti. Les gens comme il faut n'ont pas voulu se rendre à son appel; eh bien! ce seront les premiers venus, des gens recueillis sur les places et les carrefours, des pauvres, des mendiants, des boiteux, n'importe; il faut remplir la salle, «et je vous le jure, dit le roi, aucun de ceux qui étaient invités ne goûtera mon festin.»
Le pur ébionisme, c'est-à-dire la doctrine que les pauvres (ébionim) seuls seront sauvés, que le règne des pauvres va venir, fut donc la doctrine de Jésus. «Malheur à vous, riches, disait-il, car vous avez votre consolation! Malheur à vous qui êtes maintenant rassasiés, car vous aurez faim. Malheur à vous qui riez maintenant, car vous gémirez et vous pleurerez [507].» «Quand tu fais un festin, disait-il encore, n'invite pas tes amis, tes parents, tes voisins riches; ils te réinviteraient, et tu aurais ta récompense. Mais quand tu fais un repas, invite les pauvres, les infirmes, les boiteux, les aveugles; et tant mieux pour toi s'ils n'ont rien à te rendre, car le tout te sera rendu dans la résurrection des justes [508].» C'est peut-être dans un sens analogue qu'il répétait souvent: «Soyez de bons banquiers [509],» c'est-à-dire: Faites de bons placements pour le royaume de Dieu, en donnant vos biens aux pauvres, conformément au vieux proverbe: «Donner au pauvre, c'est prêter à Dieu [510].»
Ce n'était pas là, du reste, un fait nouveau. Le mouvement démocratique le plus exalté dont l'humanité ait gardé le souvenir (le seul aussi qui ait réussi, car seul il s'est tenu dans le domaine de l'idée pure), agitait depuis longtemps la race juive. La pensée que Dieu est le vengeur du pauvre et du faible contre le riche et le puissant se retrouve à chaque page des écrits de l'Ancien Testament. L'histoire d'Israël est de toutes les histoires celle où l'esprit populaire a le plus constamment dominé. Les prophètes, vrais tribuns et en un sens les plus hardis tribuns, avaient tonné sans cesse contre les grands et établi une étroite relation d'une part entre les mots de «riche, impie, violent, méchant,» de l'autre entre les mots de «pauvre, doux, humble, pieux [511].» Sous les Séleucides, les aristocrates ayant presque tous apostasié et passé à l'hellénisme, ces associations d'idées ne firent que se fortifier. Le Livre d'Hénoch contient des malédictions plus violentes encore que celles de l'Évangile contre le monde, les riches, les puissants [512]. Le luxe y est présenté comme un crime. Le «Fils de l'homme,» dans cette Apocalypse bizarre, détrône les rois, les arrache à leur vie voluptueuse, les précipite dans l'enfer [513]. L'initiation de la Judée à la vie profane, l'introduction récente d'un élément tout mondain de luxe et de bien-être, provoquaient une furieuse réaction en faveur de la simplicité patriarcale. «Malheur à vous qui méprisez la masure et l'héritage de vos pères! Malheur à vous qui bâtissez vos palais avec la sueur des autres! Chacune des pierres, chacune des briques qui les composent est un péché [514].» Le nom de «pauvre» (ébion) était devenu synonyme de «saint,» d'«ami de Dieu.» C'était le nom que les disciples galiléens de Jésus aimaient à se donner; ce fut longtemps le nom des chrétiens judaïsants de la Batanée et du Hauran (Nazaréens, Hébreux), restés fidèles à la langue comme aux enseignements primitifs de Jésus, et qui se vantaient de posséder parmi eux les descendants de sa famille [515]. A la fin du IIe siècle, ces bons sectaires, demeurés en dehors du grand courant qui avait emporté les autres églises, sont traités d'hérétiques (Ébionîtes), et on invente pour expliquer leur nom un prétendu hérésiarque Ébion [516].
On entrevoit sans peine, en effet, que ce goût exagéré de pauvreté ne pouvait être bien durable. C'était là un de ces éléments d'utopie comme il s'en mêle toujours aux grandes fondations, et dont le temps fait justice. Transporté dans le large milieu de la société humaine, le christianisme devait un jour très-facilement consentir à posséder des riches dans son sein, de même que le bouddhisme, exclusivement monacal à son origine, en vint très-vite, dès que les conversions se multiplièrent, à admettre des laïques. Mais on garde toujours la marque de ses origines. Bien que vite dépassé et oublié, l'ébionisme laissa dans toute l'histoire des institutions chrétiennes un levain qui ne se perdit pas. La collection des Logia ou discours de Jésus se forma dans le milieu ébionite de la Batanée [517]. La «pauvreté» resta un idéal dont la vraie lignée de Jésus ne se détacha plus. Ne rien posséder fut le véritable état évangélique; la mendicité devint une vertu, un état saint. Le grand mouvement ombrien du XIIIe siècle, qui est, entre tous les essais de fondation religieuse, celui qui ressemble le plus au mouvement galiléen, se passa tout entier au nom de la pauvreté. François d'Assise, l'homme du monde qui, par son exquise bonté, sa communion délicate, fine et tendre avec la vie universelle, a le plus ressemblé à Jésus, fut un pauvre. Les ordres mendiants, les innombrables sectes communistes du moyen âge (Pauvres de Lyon, Bégards, Bons-Hommes, Fratricelles, Humiliés, Pauvres évangéliques, etc.), groupés sous la bannière de «l'Évangile Éternel,» prétendirent être et furent en effet les vrais disciples de Jésus. Mais cette fois encore les plus impossibles rêves de la religion nouvelle furent féconds. La mendicité pieuse, qui cause à nos sociétés industrielles et administratives de si fortes impatiences, fut, à son jour et sous le ciel qui lui convenait, pleine de charme. Elle offrit à une foule d'âmes contemplatives et douces le seul état qui leur convienne. Avoir fait de la pauvreté un objet d'amour et de désir, avoir élevé le mendiant sur l'autel et sanctifié l'habit de l'homme du peuple, est un coup de maître dont l'économie politique peut n'être pas fort touchée, mais devant lequel le vrai moraliste ne peut rester indifférent. L'humanité, pour porter son fardeau, a besoin de croire qu'elle n'est pas complètement payée par son salaire. Le plus grand service qu'on puisse lui rendre est de lui répéter souvent qu'elle ne vit pas seulement de pain.
[506] Matth., XXII, 2 et suiv.; Luc, XIV, 16 et suiv. Comp. Matth… VIII, 11-12; XXI, 33 et suiv.
[509] Mot conservé par une tradition fort ancienne et fort suivie. Clément d'Alex., Strom., I, 28. On le retrouve dans Origène, dans saint Jérôme, et dans un grand nombre de Pères de l'Église.
[511] Voir en particulier Amos, II, 6; Is., LXIII, 9; Ps. XXV, 9; XXXVII, 11; LXIX, 33, et en général les dictionnaires hébreux, aux mots:
.
[512] Ch. LXII, LXIII, XCVII, C, CIV.
[513] Hénoch, ch. XLVI, 4-8.
[514] Hénoch, XCIX, 13, 14.
[515] Jules Africain dans Eusèbe, H.E. I, 7; Eus., De situ et nom. loc. hebr., au mot Χωβα; Orig., Contre Celse, II, i; V, 61; Epiph., Adv. hær., XXIX, 7, 9; XXX, 2, 18.
[516] Voir surtout Origène, Contre Celse, II, i; De principiis, IV, 22. Comparez Épiph., Adv. hær., XXX, 17. Irénée, Origène, Eusèbe, les Constitutions apostoliques, ignorent l'existence d'un tel personnage. L'auteur des Philosophumena semble hésiter (VII, 34 et 35; X, 22 et 23). C'est par Tertullien et surtout par Épiphane qu'a été répandue la fable d'un Ébion. Du reste, tous les Pères sont d'accord sur l'étymologie Εβιων = πτωγος.
[517] Épiph., Adv. hær., XIX, XXIX et XXX, surtout XXIX, 9.
[518] Matth., XI, 5; Luc, VI, 20-21.
[519] Matth., IX, 36; Marc, VI, 34.
[520] Matth., IX, 10 et suiv.; Luc, XV entier.
[521] Matth., IX, 11; Marc, II, 16; Luc, V, 30.
[522] Matth., IX, 12.
[523] Luc, XV, 4 et suiv.
[524] Matth., XVIII, 11; Luc, XIX, 10.
[525] Matth., IX, 13.
[526] Luc, VII, 36 et suiv. Luc, qui aime à relever tout ce qui se rapporte au pardon des pécheurs (comp. X, 30 et suiv.; XV entier; XVII, 16 et suiv.; XIX, 2 et suiv.; XXIII, 39-43), a composé ce récit avec les traits d'une autre histoire, celle de l'onction des pieds, qui eut lieu à Béthanie quelques jours avant la mort de Jésus. Mais le pardon de la pécheresse était, sans contredit, un des traits essentiels de la vie anecdotique de Jésus. Cf. Jean, VIII, 3 et suiv.; Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39.
[527] Luc, XIX; 2 et suiv.
[528] Matth., XXI, 31-32.
[529] Matth., XXV, 1 et suiv.
[530] Marc, II, 48; Luc, V, 33.
[531] Matth., IX, 14 et suiv.; Marc, II, 18 et suiv.; Luc, V, 33 et suiv.
[532] Allusion à quelque jeu d'enfant.
[533] Matth., XI, 16 et suiv.; Luc, VII, 34 et suiv. Proverbe qui veut dire: «L'opinion des hommes est aveugle. La sagesse des œuvres de Dieu n'est proclamée que par ses œuvres elles-mêmes.» Je lis εργων, avec le manuscrit B du Vatican, et non τεκνων.
[534] Matth., XXI, 7-8.
[535] Matth., XIX, 13 et suiv.; Marc, IX, 35; X, 13 et suiv.; Luc, XVIII, 15-16.
[536] Ibid.
[537] Matth., XXVI, 7 et suiv.; Marc, XIV, 3 et suiv.; Luc, VII, 37 et suiv.
[538] Évangile de Marcion, addition au v. 2 du ch. XXIII de Luc (Épiph., Adv. hær., XLII, 11). Si les retranchements de Marcion sont sans valeur critique, il n'en est pas de même de ses additions quand elles peuvent provenir, non d'un parti pris, mais de l'état des manuscrits dont il se servait.
[539] Cri qu'on poussait à la procession de la fête des Tabernacles, en agitant les palmes. Misclma, Sukka, III, 9. Cet usage existe encore chez les Israélites.
[540] Matth., XXI, 15-16.
[541] Matth., XVIII, 5, 40, 14; Luc, XVII, 2.
[542] Matth., XIX, 14; Marc, X, 14; Luc, XVIII, 16.
[543] Matth., XVIII, 4 et suiv.; Marc, IX, 33 et suiv.; Luc, IX, 40.
[544] Marc, X, 43.
[545] Matth., XI, 25; Luc, X, 21.
[546] Matth., X, 42; XVIII, 5, 44; Marc, IX, 36; Luc, XVII, 2.
[547] Matth, XVIII, 4; Marc, IX, 33-36; Luc, IX, 46-48.
[548] Luc, XXII, 30.
[549] Marc, X, 37,40-41.
[550] Luc, XXIII, 43; II Cor., XII, 4. Comp. Carm. sibyll., prooem., 86; Talm. de Bab., Chagiga, 14 b.
[551] Matth., XI 2 et suiv.; Luc, VII, 18 et suiv.
[552] Matth., IX, 14 et suiv.
[553] Matth., XIV, 4 et suiv.; Marc, VI, 18 et suiv.; Luc, III, 49.
[554] Jos., De Belle jud., VII, vi, 2.
[555] Plateaux portatifs sur lesquels, en Orient, on sert les liqueurs et les mets.
[556] Matth., XIV, 3 et suiv.; Marc, VI, 14-29; Jos., Ant., XVIII, V, 2.
[557] Josèphe, Ant., XVIII, V, 1 et 2.
[558] Matth., XIV, 12.
[559] Matth., XIV, 13.
[560] Matth., XIV, 15 et suiv.; Marc, VI, 35 et suiv.; Luc, IX, 41 et suiv.; Jean, VI, 2 et suiv.
[561] Matth., XI, 7 et suiv.; Luc, VII, 24 et suiv.
[562] Matth., XI, 12-13; Luc, XVI, 16.
[563] Malachie, III et IV; Ecclésiast., XLVIII, 10. V. ci-dessus, ch. VI.
[564] Matth., XI, 14; XVII, 10; Marc, VI, 15; VIII, 28; IX, 40 et suiv.; Luc, IX, 8, 19.
[565] Ecclésiastique, XLIV, 16.
[566] Matth., XVI, 14.
[567] II Macch., XV, 13 et suiv.
[568] Textes cités par Anquetil-Duperron, Zend-Avesta, I, 2e part., p. 46, rectifiés par Spiegel, dans la Zeitschrift der deutschen morgenlændischen Gesellschaft, I, 261 et suiv.; extraits du Jamasp-Nameh, dans l'Avesta de Spiegel, I, p. 34. Aucun des textes parsis qui impliquent vraiment l'idée de prophètes ressuscités et précurseurs n'est ancien; mais les idées contenues dans ces textes paraissent bien antérieures à l'époque de la rédaction desdits textes.
[569] Apoc., XI, 3 et suiv.
[570] Marc, IX, 10.
[571] Matth., XI, 14; XVII, 10-13; Marc, VI, 15; IX, 10-12; Luc, IX, 8; Jean, I, 21-25.
[572] Luc, I, 17.
[573] Matth., XXI, 32; Luc, VII, 29-30.
[574] Act., XIX, 4.
[575] Luc, I.
[576] Matth., III, 14 et suiv.; Luc, III, 16; Jean, I, 15 et suiv.; V, 2-33.
[577] Matth., XI, 2 et suiv.; Luc, VII, 18 et suiv.
[578] Act., XVIII, 28; XIX, 1-5. Cf. Épiph., Adv. hær., XXX, 16.
[579] Vita, 2.
[580] Serait-ce le Bounaï qui est compté par le Talmud (Bab., Sanhédrin, 43 a) au nombre des disciples de Jésus?
[581] Ilégésippe, dans Eusèbe, H.E., II, 23.
[582] Évang., I, 26,33; IV, 2; I Épître, V, 6. Cf. Act., X, 47.
[583] Livre IV. Voir surtout v. 157 et suiv.
[584] Je rappelle que Sabiens est l'équivalent araméen du mot «Baptistes.» Mogtasila a le même sens en arabe.
[585] Ils les supposent cependant obscurément (Matth., XXIII, 37; Luc, XIII, 34). Ils connaissent aussi bien que Jean la relation de Jésus avec Joseph d'Arimathie. Luc même (X, 38-42) connaît la famille de Béthanie. Luc (IX, 51-54) a un sentiment vague du système du quatrième évangile sur les voyages de Jésus. Plusieurs discours contre les Pharisiens et les Sadducéens, placés par les synoptiques en Galilée, n'ont guère de sens qu'à Jérusalem. Enfin, le laps de huit jours est beaucoup trop court pour expliquer tout ce qui dut se passer entre l'arrivée de Jésus dans cette ville et sa mort.
[586] Deux pèlerinages sont clairement indiqués (Jean, II, 13, et V, 1), sans parler du dernier voyage (VII, 10), après lequel Jésus ne retourna plus en Galilée. Le premier avait eu lieu pendant que Jean baptisait encore. Il appartiendrait, par conséquent, à la pâque de l'an 29. Mais les circonstances données comme appartenant à ce voyage sont d'une époque plus avancée (comp. surtout Jean, II, 14 et suiv., et Matth., XXI, 12-13; Marc, 15-17; Luc, XIX, 45-46). Il y a évidemment des transpositions de date dans ces chapitres de Jean, ou plutôt il a mêlé les circonstances de divers voyages.
[587] On en peut juger par le Talmud, écho de la scolastique juive de ce temps.
[588] Jos., Ant., XX, xi, 2.
[589] Ps. LXXXIV (Vulg. LXXXIII), 11.
[590] Matth., XXVI, 73; Marc, XIV, 70; Act., II, 7; Talm. de Bab., Erubin, 53 a et suiv.; Bereschith rabba, 26 c.
[591] Passage du traité Erubin, précité.
[592] Erubin, loc. cit., 53 b.
[593] Jean, VII, 52.
[594] IX, 1-2; Matth., IV, 13 et suiv.
[595] Voir ci-dessus, note 468.
[596] Jean I, 46.
[597] Jos., Ant., XV, viii-xi; B.J., V, v, 6; Marc, XIII, 1-2.
[598] Tombeaux dits des Juges, des Rois, d'Absalom, de Zacharie, de Josaphat, de saint Jacques. Comparez la description du tombeau des Macchabées à Modin (I Macch., XIII, 27 et suiv.).
[599] Matth., XXIII, 27,29; XXIV, 4 et suiv.; Marc, XIII, 4 et suiv.; Luc, XIX, 44; XXI, 5 et suiv. Comparez Livre d'Hénoch, XCVII, 43-14; Talmud de Babylone, Schabbath, 33 b.
[600] Jos., Ant., XV, XL 5, 6.
[601] Ibid., XX, IX, 7; Jean, II 20.
[602] Matth., XXIV, 2; XXVI, 61; XXVII, 40; Marc, XIII, 2; XIV, 58; XV, 29; Luc, XXI, 6; Jean, II, 19-20.
[603] Nul doute que le temple et son enceinte n'occupassent l'emplacement de la mosquée d'Omar et du haram, ou Cour Sacrée, qui environne la mosquée. Le terre-plein du haram est, dans quelques parties, notamment à l'endroit où les Juifs vont pleurer, le soubassement même du temple d'Hérode.
[604] Luc, II, 46 et suiv.; Mischna, Sanhédrin, X, 2.
[605] Suet., Aug., 93.
[606] Philo, Legatio ad Caïum, § 31; Jos., B.J., V, v, 2; VI, II, 4; Act., XXI, 28.
[607] Des traces considérables de la tour Antonia se voient encore dans la partie septentrionale du haram.
[608] Mischna, Berakoth, IX, 5; Talm. de Babyl., Jebamoth, 6 b; Marc, XI, 16.
[609] Jos., B.J., II, xiv, 3; VI, IX, 3. Comp. PS. CXXXIII (Vulg. CXXXII).
[610] Marc, XI, 16.
[611] Matth., XXI, 12 et suiv.; Marc, XI, 15 et suiv.; Luc, XIX, 45 et suiv.; Jean, II, 14 et suiv.
[612] Itin. a Burdig. Hierus., p. 152 (édit. Schott); S. Jérôme, In Is., II, 8, et in Matth., XXIV, 15.
[613] Ammien Marcellin, XXIII, 1.
[614] Eutychius, Ann., II, 286 et suiv. (Oxford, 1659).
[615] Jos., Ant., XI, iii, 1, 3.
[616] Jos., Ant., XVIII, ii.
[617] Act., IV, 1 et suiv.; V, 17; Jos., Ant., XX, ix, 1; Pirké Aboth, I, 10.
[618] Jos., Ant., XV, ix, 3; XVII, vi, 4; XIII, 1; XVIII, I, 1; II, 1; XIX, vi, 2; VIII, 1.
[619] Ce nom ne se trouve que dans les documents juifs. Je pense que les «Hérodiens» de l'Évangile sont les Boëthusim.
[620] Traité Aboth Nathan, 5; Soferim, III, hal. 5; Mischna, Menachoth, X, 3; Talmud de Babylone, Schabbath, 118 a. Le nom des Boëthusim s'échange souvent dans les livres talmudiques avec celui des Sadducéens ou avec le mot Minim (hérétiques). Comparez Thosiphta Joma, I, à Talm. de Jérus., même traité, I, 5, et Talm. de Bab., même traité, 19 b; Thos. Sukka, III, à Talm. de Bab., même traité, 43 b; Thos. ibid., plus loin, à Talm. de Bab., même traité, 48 b; Thos. Rosch hasschana, I, à Mischna, même traité, II, 1, Talm. de Jérus., même traité, II, 1, et Talm. de Bab., même, traité, 22 b; Thos. Menachoth, X, à Mischna, même traité, X, 3, Talm. de Bab., même traité, 65 a, Mischna, Chagiga, II, 4, et Megillath Taanith, I; Thos. Iadaïm, II, à Talm. de Jérus., Baba Bathra, VIII, 1, Talm. de Bab., même traité, 115 b, et Megillath Taanith, V.
[621] Il semble qu'il est question de lui dans le Talmud. Talm. de Bab., Taanith., 20 a ; Gittin., 56 a ; Ketuboth, 66 b; traité Aboth Nathan, VII; Midrasch rabba, Eka, 64 a. Le passage Taanith l'identifie avec Bounaï, lequel, d'après Sanhédrin (v. ci-dessus, p. 203, note 3), était disciple de Jésus. Mais si Bounaï est le Banou de Josèphe, ce rapprochement est sans force.
[622] Jean, III, 1 et suiv.; VII, 50. On est certes libre de croire que le texte même de la conversation n'est qu'une création de Jean.
[623] Jean, VII, 50 et suiv.
[624] Jean, XIX, 39.
[625] Mischna, Baba metsia, V, 8; Talm. de Bab., Sota, 49 b.
[626] Talm. de Jérus., Berakoth, IX, 2.
[627] Passage Sota, précité, et Baba Kama, 83 a.
[628] Act., V, 34 et suiv.
[629] Act., XXII, 3.
[630] Orac. sib., 1. III, 573 et suiv.; 715 et suiv.; 756-58. Comparez le Targum de Jonathan, Is., XII, 3.
[631] Luc, XVI, 16. Le passage de Matthieu, XXI, 12-13, est moins clair, mais ne peut avoir d'autre sens.
[632] Matth., V, 17-18 (Cf. Talm. de Bab., Schabbath, l. 16 b). Ce passage n'est pas en contradiction avec ceux où l'abolition de la Loi est impliquée. Il signifie seulement qu'en Jésus toutes les figures de l'Ancien Testament sont accomplies. Cf. Luc, XVI, 17.
[633] Matth., IX, 16-17; Luc, V, 36 et suiv.
[634] Luc, XIX, 9.
[635] Matth., XXIV, 14; XXVIII, 19; Marc, XIII, 10; XVI, 15; Luc, XXIV, 47.
[636] Matth., XV, 9.
[637] Matth., IX, 14; XI, 19.
[638] Matth., V, 23 et suiv.; IX, 13; XII, 7.
[639] Matth., XXII, 37 et suiv.; Marc, XII, 28 et suiv.; Luc, X, 25 et suiv.
[640] Matth., III, 15; I Cor., I, 17.
[641] Matth., VII, 21; Luc, VI, 46.
[642] Matth., XV, 8; Marc, VII, 6. Cf. Isaïe, XXIX, 13.
[643] Voir surtout le traité Schabbath de la Mischna, et le Livre des Jubilés (traduit de l'éthiopien dans les Jahrbücher d'Ewald, années 2 et 3), c. L.
[644] Jos., B.J., VII, v, 4; Pline, H.N., XXXI, 18. Cf. Thomson, The Land and the Book, I, 406 et suiv.
[645] Matth., XII, 1-14; Marc, II, 23-28; Luc, VI, 1-5; XIII, 14 et suiv.; XIV, 1 et suiv.
[646] Matth., XII, 34; XV, 1 et suiv., 12 et suiv.; XXIII entier; Marc, VII, 1 et suiv., 15 et suiv.; Luc, VI, 43; XI, 39 et suiv.
[647] Je crois que les païens de Galilée se trouvaient surtout aux frontières, à Kadès, par exemple, mais que le cœur même du pays, la ville de Tibériade exceptée, était tout juif. La ligne où finissent les ruines de temples et où commencent les ruines de synagogues est aujourd'hui nettement marquée à la hauteur du lac Huleh (Samachonitis). Les traces de sculpture païenne qu'on a cru trouver à Tell-Hum sont douteuses. La côte, en particulier la ville d'Acre, ne faisaient point partie de la Galilée.
[648] Voir ci-dessus, p. 146-147.
[649] Chap. XIII et suiv.
[650] Matth., XX, 25; Marc, X, 42; Luc, XXII, 25.
[651] Matth., VIII, 5 et suiv.; XV, 22 et suiv.; Marc, VII, 25 et suiv.; Luc, IV, 25 et suiv.
[652] Matth., XXI, 41; Marc, XII, 9; Luc, XX, 16.
[653] Is., II, 2 et suiv.; LX; Amos, IX, 11 et suiv.; Jérém., III, 17; Malach., I, 11; Tobie, XIII, 13 et suiv.; Orac. sibyl., III, 715 et suiv. Comp. Matth., XXIV, 14; Act., XV, 13 et suiv.
[654] Matth., VIII, 11-12; XXI, 33 et suiv.; XXII, 1 et suiv.
[655] Matth., VII, 6; X, 5-6; XV, 24; XXI, 43.
[656] Matth., V, 46 et suiv.; VI, 7, 32; XVIII, 17; Luc, VI, 32 et suiv.; XII, 30.
[657] Matth., XII, 30; Marc, IX, 39; Luc, IX, 50; XI, 23.
[658] Josèphe le dit formellement (Ant., XVIII, iii, 3). Comp. Jean, VII, 35; XII, 20-21.
[659] Talm. de Jérus., Sota, VII, 1.
[660] Voir, en particulier, Jean, VII, 35; XII, 20; Act., XIV, l; XVII, 4; XVIII, 4; XXI, 28.
[661] Jean, XII, 20; Act., VIII, 27.
[662] Mischna, Baba metsia, IX, 12; Talm. de Bab., Sanh., 56 b; Act., VIII, 27; X, 2, 22, 35; XIII, 16, 26, 43, 50; XVI, 14; XVII, 4, 17; XVIII, 7; Galat., II, 3; Jos., Ant., XIV, vii, 2.
[663] Ecclésiastique, L, 27-28; Jean, VIII, 48; Jos., Ant., IX, xiv, 3; XI, viii, 6; XII, v, 5; Talm. de Jérus., Aboda zara, V, 4; Pesachim I, 1.
[664] Matth., X, 5; Luc, XVII, 18. Comp. Talm. de Bab., Cholin, 6 a.
[665] Matth., X, 5-6.
[666] Luc, IX, 53.
[667] Luc, IX, 56.
[668] Jean, IV, 39-43.
[669] Luc, XVII, 16 et suiv.
[670] Luc, X, 30 et suiv.
[671] Aujourd'hui Naplouse.
[672] Luc, IX, 53; Jean, IV, 9.
[673] Mischna, Schebiit, VIII, 10.
[674] Jos., Ant., XX, v, 1; B.J., II, xii, 3, Vita, 52.
[675] Jean, IV, 21-23. Le V. 22, au moins le dernier membre, qui exprime une pensée opposée à celle des versets 21 et 23, paraît avoir été interpolé. Il ne faut pas trop insister sur la réalité historique d'une telle conversation, puisque Jésus ou son interlocutrice auraient, seuls pu la raconter. Mais l'anecdote du chapitre IV de Jean représente certainement une des pensées les plus intimes de Jésus, et la plupart des circonstances du récit ont un cachet frappant de vérité.
[676] Les hésitations des disciples immédiats de Jésus, dont une fraction considérable resta attachée au judaïsme, pourraient soulever ici quelques objections. Mais le procès de Jésus ne laisse place à aucun doute. Nous verrons qu'il y fut traité comme «séducteur.» Le Talmud donne la procédure suivie contre lui comme un exemple de celle qu'on doit suivre contre les «séducteurs,» qui cherchent à renverser la Loi de Moïse. (Talm. de Jérus., Sanhédrin, XIV, 16; Talm. de Bab., Sanhédrin, 43 a, 67 a).
[677] Matth., XI, 12; Luc, XVI, 16.
[678] Il est vrai que certains docteurs, tels que Hillel, Gamaliel, sont donnés comme étant de la race de David. Mais ce sont là des allégations très-douteuses. Si la famille de David formait encore un groupe distinct et ayant de la notoriété, comment se fait-il qu'on ne la voie jamais figurer, à côté des Sadokites, des Boëthuses, des Asmonéens, des Hérodes, dans les grandes luttes du temps?
[679] Matth., II, 5-6; XXII, 42; Luc, I, 32; Jean, VII, 41-42; Act., II, 30.
[680] Matth., IX, 27; XII, 23; XV, 22; XX, 30-31; Marc, X, 47, 52; Luc, XVIII, 38.
[681] Matth., I, 1 et suiv.; Luc, III, 23 et suiv.
[682] Matth., II, 1 et suiv.; Luc, II, 1 et suiv.
[683] Les deux généalogies sont tout à fait discordantes entre elles et peu conformes aux listes de l'Ancien Testament. Le récit de Luc sur le recensement de Quirinius implique un anachronisme. Voir ci-dessus, p. 19-20, note. Il est naturel, du reste, que la légende se soit emparée de cette circonstance. Les recensements frappaient beaucoup les Juifs, bouleversaient leurs idées étroites, et l'on s'en souvenait longtemps. Cf. Act., V, 37.
[684] Jules Africain (dans Eusèbe, H.E., I, 7) suppose que ce furent les parents de Jésus qui, réfugiés en Batanée, essayèrent de recomposer les généalogies.
[685] Les Ébionim, les «Hébreux,» les «Nazaréens,» Talien, Marcion. Cf. Épiph., Adv. hær., XXIX, 9; XXX, 3, 14; XLVI, 1; Théodoret, Hæret. fab., I, 20; Isidore de Péluse, Epist., I, 371, ad Pansophium.
[686] Matth., I, 22-23.
[687] Genèse, I, 2. Pour l'idée analogue chez les Égyptiens, voir Hérodote, III, 28; Pomp. Mela, I, 9; Plutarque, Quæst. symp., VIII, I, 3; De Isid. et Osir., 43.
[688] Matth., I, 15, 23; Is., VII, 14 et suiv.
[689] Matth., II, 1 et suiv.
[690] Luc, II, 25 et suiv.
[691] Ainsi la légende du Massacre des Innocents se rapporte probablement à quelque cruauté exercée par Hérode du côté de Bethléhem. Comp. Jos., Ant., XIV, ix, 4.
[692] Matth., I et II; Luc, I et II; S. Justin, Dial. cum Tryph., 78, 106; Protévang. de Jacques (apocr.), 18 et suiv.
[693] Certains passages, comme Act., II, 22, l 'excluent formellement.
[694] Matth., XIX, 17; Marc, X, 18; Luc, XVIII, 19.
[695] Jean, V, 18 et suiv.; X, 33 et suiv.
[696] Jean, XIV, 28.
[697] Marc, XIII, 35.
[698] Matth., V, 9, 45; Luc, III, 38; VI, 35; XX, 36; Jean, I, 12-13; X, 34-35. Comp. Act., XVII, 28-29; Rom., VIII, 14, 19, 21; IX, 26; II Cor., VI, 18; Galat., III, 26, et dans l'Ancien Testament, Deutér., XIV, 1, et surtout Sagesse, II, 13, 18.
[699] Luc, XX, 36.
[700] Gen., VI, 2; Job, I, 6; II, 1; XXVIII, 7; Ps. II, 7; LXXXII, 6, II Sam., VII, 14.
[701] Le fils du diable (Matth., XIII, 38; Act., XIII, 10); les fils de ce monde (Marc, III, 17; Luc, XVI, 8; XX, 34); les fils de la lumière (Luc, XVI, 8; Jean, XII, 36); les fils de la résurrection (Luc, XX, 36); les fils du royaume (Matth., VIII, 12; XIII, 38); les fils de l'époux (Matth., IX, 15; Marc, II, 19; Luc, V, 34); les fils de la Géhenne (Matth., XXIII, 15); les fils de la paix (Luc, X, 6), etc. Rappelons que le Jupiter du paganisme est πατηρ ανδρων τε θεων τε.
[702] Comp. Act., XVII, 28.
[703] Matth., XVIII, 20; XXVIII, 20.
[704] Jean, X, 30; XVII, 21. Voir en général les derniers discours de Jean, surtout le ch. XVII, qui expriment bien un côté de l'état psychologique de Jésus, quoiqu'on ne puisse les envisager comme de vrais documents historiques.
[705] Les passages à l'appui de cela sont trop nombreux pour être rapportés ici.
[706] C'est seulement dans l'évangile de Jean que Jésus se sert de l'expression de «Fils de Dieu» ou de «Fils» comme synonyme du pronom je.
[707] Matth., XII, 8; Luc, VI, 5.
[708] Matth., XI, 27.
[709] Jean, V, 22.
[710] Matth., XVII, 18-19; Luc, XVII, 6.
[711] Matth., IX, 8.
[712] Matth., IX, 2 et suiv.; Marc, II, 5 et suiv.; Luc, V, 20; VII, 47-48.
[713] Matth., XII, 41-42; XXII, 43 et suiv.; Jean, VIII, 52 et suiv.
[714] Voir surtout Jean, XIV et suiv. Mais il est douteux que nous ayons là l'enseignement authentique de Jésus.
[715] Philon. cité dans Eusèbe, Proep. Evang., VII, 13.
[716] Philon, De migr. Abraham, § 1; Quod Deus immut., § 6; De confus, ling., §§ 14 et 28; De profugis § 20; De somniis, I, § 37; De agric. Noë, § 12; Quis rerum divin. hæres, § 25 et suiv., 48 et suiv., etc.
[717] Μεταθρονος, c'est-à-dire partageant le trône de Dieu; sorte de secrétaire divin, tenant le registre des mérites et des démérites: Bereschith Rabba, V, 6 c; Talm. de Bab., Sanhédr., 38 b; Chagiga, 15 a; Targum de Jonathan, Gen., V, 24.
[718] Cette théorie du Λογος ne renferme pas d'éléments grecs. Les rapprochements qu'on en a faits avec l'Honover des Parsis sont aussi sans fondement. Le Minokhired ou «Intelligence divine» a bien de l'analogie avec le Λογος juif. (Voir les fragments du livre intitulé Minokhired dans Spiegel, Parsi-Grammatik, p. 161-162.) Mais le développement qu'a pris la doctrine du Minokhired chez les Parsis est moderne et peut impliquer une influence étrangère. L'«Intelligence divine» (Mainyu-Khratú) figure dans les livres zends; mais elle n'y sert pas de base à une théorie; elle entre seulement dans quelques invocations. Les rapprochements que l'on a essayés entre la théorie alexandrine du Verbe et certains points de la théologie égyptienne peuvent n'être pas sans valeur. Mais rien n'indique que, dans les siècles qui précèdent l'ère chrétienne, le judaïsme palestinien ait fait aucun emprunt à l'Égypte.
[719] Act., VIII, 10.
[720] IX, 4-2; XVI, 12. Comp. VII, 12; VIII, 5 et suiv.; IX, et en général IX-XI. Ces prosopopées de la Sagesse personnifiée se trouvent dans des livres bien plus anciens. Prov., VIII, IX; Job, XXVIII.
[721] Jean, Évang., I, 1-14; I Épître, V, 7; Apoc., XIX, 13. On remarquera, du reste, que, dans l'évangile de Jean, l'expression de «Verbe» ne revient pas hors du prologue, et que jamais le narrateur ne la place dans la bouche de Jésus.
[722] Act., X, 42.
[723] Matth., XXVI, 64; Marc, XVI, 19; Luc, XXII, 69; Act., VII, 55; Rom., VIII, 34; Ephés., I, 20; Coloss., III, 4; Hébr., I, 3, 13; VIII, 1; X, 12; XII, 2; I de S. Pierre, in, 22. V. les passages précités sur le rôle du Métatrône juif.
[724] Matth., X, v, comparé à XXVIII, 19.
[725] Matth., XXVI, 39; Jean, XII, 27.
[726] Marc, XIII, 32.
[727] Matth., XII, 14-16; XIV, 13; Marc, III, 6-7; IX, 29-30; Jean, VII, 1 et suiv.
[728] Matth., II, 20.
[729] Matth., XVII, 20; Marc, IX, 25.
[730] Luc, 45-46; Jean, XI, 33, 38
[731] Act., II, 22.
[732] Matth., XIV, 2; XVI, 14; XVII, 3 et suiv.; Marc, VI, 14-15; VIII, 28; Luc, IX, 8 et suiv., 19.
[733] Par exemple, Matth., I, 22; II, 5-6, 15, 18; IV, 15.
[734] Matth., I, 23; IV, 6, 14; XXVI, 31, 54, 56; XXVII, 9, 35; Marc, XIV, 27; XV, 28; Jean, XII, 14-15; XVIII, 9; XIX, 19, 24, 28, 36.
[735] Jean, VII, 34; IV Esdras, XIII, 50.
[736] Act., VIII, 9 et suiv.
[737] Voir sa biographie par Philostrate.
[738] Voir les Vies des sophistes, par Eunape; la Vie de Plotin, par Porphyre; celle de Proclus, par Marinus; celle d'Isidore attribuée à Damascius.
[739] Matth., XVII, 19; XXI, 21-22; Marc, XI, 23-24.
[740] Matth., IX, 8.
[741] Luc, VIII, 48-46; Jean, XI, 33, 38.
[742] Act., II, 2 et suiv.; IV, 31; VIII, 15 et suiv.; X, 44 et suiv. Pendant près d'un siècle, les apôtres et leurs disciples ne rêvent que miracles. Voir les Actes, les écrits de S. Paul, les extraits de Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39, etc. Comp. Marc, III, 15; XVI, 17-18, 20.
[743] Jean, V, 14; IX; 1 et suiv., 34.
[744] Matth., IX, 32-33; XII, 22; Luc, XIII, 11, 16.
[745] Luc, VIII, 45-46.
[746] Luc, IV, 40.
[747] Matth., XI, 5; XV, 30-34; Luc, IX, 1-2, 6.
[748] Vendidad, XI, 26; Yaçna, X, 18.
[749] Tobie, III, 8; VI, 14; Talm. de Bab., Gittin, 68 a.
[750] Comp. Marc, XVI, 9; Luc, VIII, 2; Évangile de l'Enfance, 16, 33; Code syrien, publié dans les Anecdota syriaca de M. Land, I, p. 152.
[751] Jos., Bell. jud., VII, vi, 3; Lucien, Philopseud., 16; Philostrate, Vie d'Apoll., III, 38; IV, 20; Arétée, De causis morb. chron., I, 4.
[752] Matth., IX, 33; XII, 22; Marc, IX, 16, 24; Luc, XI, 14.
[753] Tobie, VIII, 2-3; Matth., XII, 27; Marc, IX, 38; Act., XIX, 33; Josèphe, Ant., VIII, II, 5; Justin, Dial. cum Tryphone, 85; Lucien, Épigr. XXIII (XVII Dindorf.)
[754] Matth., XVII, 20; Marc, IX, 24 et suiv.
[755] Matth., VIII, 28; IX, 34; XII, 43 et suiv.; XVII, 14 et suiv., 20; Marc, V, 1 et suiv.; Luc, VIII, 27 et suiv.
[756] Cette phrase, Dæmonium habes (Matth., XI, 18; Luc, VII, 33; Jean, VII, 20; VIII, 48 et suiv.; X, 20 et suiv.), doit se traduire par: «Tu es fou,» comme on dirait en arabe: Medjnoun enté. Le verbe δαιμοναν a aussi, dans toute l'antiquité classique, le sens de «être fou.»
[757] Matth., XII, 39; XVI, 4; XVII, 16; Marc, VIII, 17 et suiv., IX, 18; Luc, IX, 41.
[758] Matth., VIII, 4; IX, 30-31; XII, 16 et suiv.; Marc, I, 44; VII 24 et suiv.; VIII, 26.
[759] Marc, I, 24-25, 34; III, 12; Luc, IV, 41.
[760] Matth., XVII, 16; Marc, IX, 18; Luc, IX, 41.
[761] Matth., XII, 38 et suiv.; XVI, 1 et suiv.; Marc, VIII, 11.
[762] Josèphe, Ant., XVIII, iii, 3.
[763] Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39.
[764] Marc, IV, 40; V, 15, 17, 33, 36; VI, 50; X, 32. Cf. Matth., VIII, 27, 34; IX, 8; XIV, 27; XVII, 6-7; XXXVIII, 5, 10; Luc, IV, 36; V, 17; VIII, 25, 35, 37; IX, 34. L 'Évangile apocryphe dit de Thomas l'Israélite porte ce trait jusqu'à la plus choquante absurdité. Comparez les Miracles de l'enfance, dans Thilo, Cod. apocr. N. T., p. CX, note.
[765] Hysteria muscularis de Schoenlein.
[766] Matth., XIV, 1 et suiv.; Marc, VI, 14; Luc, IX, 7; XXIII, 8.
[767] Matth., VIII, 34; Marc, V, 17; VIII, 37.
[768] Jean, VI, 14-15.
[769] Jean, V, 1; VII, 2. Nous suivons le système de Jean, d'après lequel la vie publique de Jésus dura trois ans. Les synoptiques, au contraire, groupent tous les faits dans un cadre d'un an.
[770] Luc, XII, 13-14.
[771] Matth., XIX, 28.
[772] Matth., XXIV, 3 et suiv.; Marc, XIII, 4 et suiv.; Luc, XVII, 22. et suiv.; XXI, 7 et suiv. Il faut remarquer que la peinture de la fin des temps prêtée ici à Jésus par les synoptiques renferme beaucoup de traits qui se rapportent au siège de Jérusalem. Luc écrivait quelque temps après ce siège (XXI, 9,20, 24). La rédaction de Matthieu au contraire (XXVI, 15, 16, 22, 29) nous reporte exactement au moment du siège ou très-peu après. Nul doute, cependant, que Jésus n'annonçât de grandes terreurs comme devant précéder sa réapparition. Ces terreurs étaient une partie intégrante de toutes les apocalypses juives. Hénoch, XCIX-C, CII, CIII (division de Dillmann); Carm. sibyll., III, 334 et suiv.; 633 et suiv.; IV, 168 et suiv.; V, 511 et suiv. Dans Daniel aussi, le règne des Saints ne viendra qu'après que la désolation aura été à son comble (VII, 25 et suiv.; VIII, 23 et suiv.; IX, 26-27; XII, 1).
[773] Matth., XVI, 27; XIX, 28; XX, 21; XXIV, 30 et suiv.; XXV, 31 et suiv.; XXVI, 64; Marc, XIV, 62; Luc, XXII, 30; I Cor., XV, 52; I Thess., IV, 45 et suiv.
[774] Matth., XIII, 38 et suiv.; XXV, 33.
[775] Matth., XIII, 39, 41, 49.
[776] Matth., XXV, 34. Comp. Jean, XIV, 2.
[777] Matth., VIII, 11; XIII, 43; XXVI, 29; Luc, XIII, 28; XVI, 22; XXII, 30.
[778] Luc, XIII, 23 et suiv.
[779] Matth., XXV, 41. L 'idée de la chute des anges, si développée dans le Livre d'Hénoch, était universellement admise dans le cercle de Jésus. Épître de Jude, 6 et suiv.; IIe Ep. attribuée à saint Pierre, II, 4, 11; Apoc., XII, 9; Évang. de Jean, VIII, 44.
[780] Matth., V, 22; VIII, 12; X, 28; XIII, 40, 42, 50; XVIII, 8; XXIV, 51; XXV, 30; Marc, IX, 43, etc.
[781] Matth., VIII, 12; XXII, 13; XXV, 30. Comp. Jos., B.J., III, viii, 5.
[782] Luc, XVI, 28.
[783] Marc, III, 29; Luc, XXII, 69; Act., VII, 55.
[784] Act., II, 47; III, 49 et suiv.; I Cor., XV, 23-24, 52; I Thess., III, 13; IV, 14 et suiv.; V, 23; II Thess., II, 8; I Tim., VI, 14; II Tim., IV, 1; Tit., II, 13; Épître de Jacques, V, 3, 8; Épître de Jude, 18; IIe de Pierre, III entier; l'Apocalypse tout entière, et en particulier I, 1; II, 5, 16; III, 11; XI, 44; XXII, 6, 7,12, 20. Comp. IVe livre d'Esdras, IV, 26.
[785] Luc, XVII, 30; I Cor., I, 7-8; II Thess., I, 7; I de saint Pierre, I, 7, 13; Apoc., I, 1.
[786] Apoc., I, 3; XXII, 10.
[787] Matth., XI, 15; XIII, 9, 43; Marc, IV, 9, 23; VII, 16; Luc, VIII, 8; XIV, 35; Apoc., II, 7, 11, 27, 29; III, 6, 13, 22; XIII, 9.
[788] I Cor., XVI, 22.
[789] Apoc., XVII, 9 et suiv. Le sixième empereur que l'auteur donne comme régnant est Galba. L'empereur mort qui doit revenir est Néron, dont le nom est donné en chiffres (XIII, 18).
[790] Apoc., XI, 2, 3; XII, 14. Comp. Daniel, VII, 25; XII, 7.
[791] Chap. IV, v. 12 et 14. Comp. Cedrenus, p. 68 (Paris, 1647).
[792] Matth., XXIV, 36; Marc, XIII, 32.
[793] Luc, XVII, 20. Comp. Talmud de Babyl., Sanhédrin, 97 a.
[794] Matth., XXIV, 36 et suiv.; Marc, XIII, 32 et suiv.; Luc, XII, 35 et suiv.; XVII, 20 et suiv.
[795] Luc, XII, 40; II Petr., III, 10.
[796] Luc, XVII, 24.
[797] Matth., X, 23; XXIV-XXV entiers, et surtout XXIV, 29, 34; Marc, XIII, 30; Luc, XIII, 35; XXI, 28 et suiv.
[798] Matth., XVI, 28; XXIII, 36, 39; XXIV, 34; Marc, VIII, 39; Luc, IX, 27; XXI, 32.
[799] Matth., XVI, 2-4; Luc, XII, 54-56.
[800] Jean, XXI, 22-23.
[801] Jean, XXI, 22-23. Le chapitre XXI du quatrième évangile est une addition, comme le prouve la clausule finale de la rédaction primitive, qui est au verset 31 du chapitre XX. Mais l'addition est presque contemporaine de la publication même dudit évangile.
[802] Ci-dessus, p. 54-55.
[803] Marc, IX, 9; Luc, XX, 27 et suiv.
[804] Dan., XII, 2 et suiv.; II Macch., chap. VII, entier; XII, 45-46; XIV, 46; Act., XXIII, 6, 8; Jos., Ant., XVIII, I, 3; B. J., II, VIII, 14; III, viii, 5.
[805] Matth., XXVI, 29; Luc, XXII, 30.
[806] Matth., XXII, 24 et suiv.; Luc, XX, 34-38; Évangile ébionite dit «des Égyptiens,» dans Clém. d'Alex., Strom., II, 9, 13; Clem. Rom., Epist. II, 12.
[807] Luc, XIV, 14; XX, 35- 36. C 'est aussi l'opinion de saint Paul: I Cor., XV, 23 et suiv.; I Thess., IV, 12 et suiv. V. ci-dessus, p. 55.
[808] Comp. IVe livre d'Esdras, IX, 22.
[809] Matth., XXV, 32 et suiv.
[810] Voir surtout les chapitres II, VI-VIII, X-XIII.
[811] Ch. I, XLV-LII, LXII, XCIII, 9 et suiv.
[812] Liv. III, 573 et suiv.; 652 et suiv.; 766 et suiv.; 795 et suiv.
[813] Ces angoisses de la conscience chrétienne se traduisent avec naïveté dans la IIe épître attribuée à saint Pierre III, 8 et suiv.
[814] Matth., VI, 40, 33; Marc, XII, 34; Luc, XI, 2; XII, 31; XVII, 20, 21 et suiv.
[815] Voir surtout Marc, XII, 34.
[816] Justin, Dial. cum Tryph., 81.
[817] Voir, pour exemples, le prologue de Grégoire de Tours à son Histoire ecclésiastique des Francs, et les nombreux actes de la première moitié du moyen âge commençant par la formule «A l'approche du soir du monde…»
[818] I Cor., XV, 52.
[819] Act., I, 15 et suiv.; I Cor., XV, 5; Gal., I, 10.
[820] Matth., X, 2 et suiv.; Marc, III, 16 et suiv.; Luc, VI, 14 et suiv.; Act., I, 13; Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39.
[821] Matth., XIX, 28; Luc, XXII, 30.
[822] Act., I, 15; II, 14; V, 2-3, 29; VIII, 19; XV, 7; Gal., I, 18.
[823] Pour Pierre, voir ci-dessus, p. 150; pour Philippe, voir Papias, Polycrate et Clément d'Alexandrie, cités par Eusèbe, Hist. eccl., III, 30, 31, 39; V, 24.
[824] Matth., XVI, 20; XVII, 9; Marc, VIII, 30; IX, 8.
[825] Matth., X, 26, 27; Marc, IV, 21 et suiv.; Luc, VIII, 17; XII, 2 et suiv.; Jean, XIV, 22.
[826] Matth., XIII, 10 et suiv., 34 et suiv.; Marc, IV, 10 et suiv., 33 et suiv.; Luc, VIII, 9 et suiv.; XII, 41.
[827] Matth., XVI, 6 et suiv.; Marc, VII, 17-23.
[828] Matth., XIII, 18 et suiv.; Marc, VII, 18 et suiv.
[829] Luc, IX, 6.
[830] Luc, X, 11.
[831] Le mot grec πανδοκειον a passé dans toutes les langues de l'Orient sémitique pour désigner une hôtellerie.
[832] Matth., X, 11 et suiv.; Marc, VI, 10 et suiv.; Luc, X, 5 et suiv. Comp. IIe épître de Jean, 10-11.
[833] Luc, IX, 52 et suiv.
[834] Matth., X. 40-42; XXV, 35 et suiv.; Marc, IX, 40; Luc, X, 16; Jean, XIII, 20.
[835] Matth., VII, 22; X, 1; Marc, III, 15, VI, 13; Luc. X, 17.
[836] Matth., XVII, 18-19.
[837] Marc, VI, 13; XVI, 18; Epist. Jacobi, V, 14.
[838] Marc, XVI, 18; Luc, X, 19.
[839] Marc, XVI, 20.
[840] Marc, IX, 37-38; Luc, IX, 49-50.
[841] Ancien dieu des Philistins, transformé par les Juifs en démon.
[842] Matth., XII, 24 et suiv.
[843] Act., VIII, 18 et suiv.
[844] Matth., XVIII, 17 et suiv.; Jean, XX, 23.
[845] Matth., IX, 3 et suiv.
[846] Matth., XXVIII, 19. Comp. Matth., III, 16-17; Jean, XV, 26.
[847] Sapi., I, 7; VII, 7; IX, 17; XII, 1; Eccli., I, 9; XV, 5; XXIV, 27; XXXIX, 8; Judith, XVI, 17.
[848] Matth., X, 20; Luc, XII, 12; XXIV, 49; Jean, XIV, 26; XV, 26.
[849] Matth., III, 11; Marc, I, 8; Luc, III, 16; Jean, I, 26; III, 5; Act., I, 5, 8; X, 47.
[850] Act., II, 1-4; XI, 15; XIX, 6. Cf. Jean, VII, 39.
[851] Jean, XV, 26; XVI, 13.
[852] A peraklit on opposait katigor (χατηγορος), «l'accusateur.»
[853] Jean, XIV, 16; I épître de Jean, II, 1.
[854] Jean, XIV, 26; XV, 26; XVI, 7 et suiv. Comp. Philon, De Mundi opificio, § 6.
[855] Jean, XV, 16. Comp. l'épître précitée, l. c.
[856] Papias, dans Eusèbe, Hist. eccl., III, 39.
[857] Jean, VI, 32 et suiv.
[858] On trouve un tour analogue, provoquant un malentendu semblable, dans Jean, IV, 10 et suiv.
[859] Tous ces discours portent trop fortement l'empreinte du style propre à Jean pour qu'il soit permis de les croire exacts. L'anecdote rapportée au chapitre VI du quatrième évangile ne saurait cependant être dénuée de réalité historique.
[860] Luc, XXIV, 30,35.
[861] Luc, l. c.; Jean, XXI, 13.
[862] Comp. Matth., VII, 10; XIV, 17 et suiv.; XV, 34 et suiv.; Marc, VI, 38 et suiv.; Luc, IX, 13 et suiv.; XI, 11; XXIV, 42; Jean, VI, 9 et suiv.; XXI, 9 et suiv. Le bassin du lac de Tibériade est le seul endroit de la Palestine où le poisson forme une partie considérable de l'alimentation.
[863] Jean, XXI, 13; Luc, XXIV, 42-43. Comparez les plus vieilles représentations de la Cène rapportées ou rectifiées par M. de Rossi dans sa dissertation sur l'ΙΧΘΥΣ (Spicilegium Solesmense de dom Pitra, t. III, p. 568 et suiv.). L'intention de l'anagramme que renferme le mot ΙΧΘΥΣ se combina probablement avec une tradition plus ancienne sur le rôle du poisson dans les repas évangéliques.
[864] Luc, XXII, 15.
[865] Act., II, 42, 46.
[866] I Cor., XI, 20 et suiv.
[867] Matth., XVIII, 20.
[868] V. ci-dessus, p. 244.
[869] Jean, XII entier.
[870] Canon des Messes grecques et de la Messe latine (fort ancien).
[871] Luc, XIV, 33; Act., IV, 32 et suiv.; V, 1-11.
[872] Matth., XIX, 10 et suiv.; Luc, XVIII, 29 et suiv.
[873] C'est la doctrine constante de Paul. Comp. Apoc., XIV, 4.
[874] Matth., XIX, 12.
[875] Matth., XVIII, 8-9. Cf. Talm. de Babyl., Niddah, 13 b.
[876] Matth., XXII, 30; Marc, XII, 25; Luc, XX, 35; Évangile ébionite dit «des Égyptiens,» dans Clém. d'Alex., Strom., III, 9, 13, et Clem. Rom., Epist. II, 12.
[877] Luc, XVIII, 29-30.
[878] Matth., X entier; XXIV, 9; Marc, VI, 8 et suiv.; IX, 40; XIII, 9-13; Luc, IX, 3 et suiv.; X, 1 et suiv.; XII, 4 et suiv.; XXI, 17; Jean, XV, 18 et suiv.; XVII, 14.
[879] Marc, IX, 38 et suiv.
[880] Matth., X, 8. Comp. Midrasch Ialkout, Deutéron., sect. 824.
[881] Matth., X, 20; Jean, XIV, 16 et suiv., 26; XV, 26; XVI, 7, 13.
[882] Les traits Matth., X, 38; XVI, 24; Marc, VIII, 34; Luc, XIV, 27, ne peuvent avoir été conçus qu'après la mort de Jésus.
[883] Matth., X, 24-31; Luc, XII, 4-7.
[884] Matth., X, 32-33; Marc, VIII, 38; Luc, IX, 26; XII, 8-9.
[885] Luc, XIV, 26. Il faut tenir compte ici de l'exagération du style de Luc.
[886] Luc, XIV, 33.
[887] Matth., X, 37-39; XVI, 24-25; Luc, IX, 23-25; XIV, 26-27; XVII, 33; Jean, XII, 25.
[888] Matth., VIII, 21-22; Luc, IX, 59-62.
[889] Matth., XI, 28-30.
[890] Matth., XVI, 24-23; XVII, 12, 21-22.
[891] Marc, X, 45.
[892] Luc, VI, 22 et suiv.
[893] Luc, XII, 50.
[894] Matth., X, 34-36; Luc, XII, 51-53. Comparez Michée, VII, 5-6.
[895] Luc, XII, 49. Voir le texte grec.
[896] Jean, XVI, 2.
[897] Jean, XV, 18-20.
[898] Jean, XII, 27.
[899] Marc, III, 21 et suiv.
[900] Marc, III, 22; Jean, VII, 20; C, 48 et suiv.; X, 20 et suiv.
[901] Matth., VIII, 10; IX, 2, 22, 28-29; XVII, 19; Jean, VI, 29, etc.
[902] Matth., XVII, 16; Marc, III, 5; IX, 18; Luc, VIII, 45; IX, 41.
[903] C'est surtout dans Marc que ce trait est sensible: IV, 40; V, 15; IX, 31; X, 32.
[904] Marc, XI, 12-14, 20 et suiv.
[905] Matth., XII, 14-16; Marc, III, 7; IX, 29-30.
[906] Marc, VIII, 15; Luc, XIII, 32.
[907] Luc, IX, 9; XXIII, 8.
[908] Lucius, attribué à Lucien, 4.
[909] Matth., XIV, 1 et suiv.; Marc, VI, 14 et suiv.; Luc, IX, 7 et suiv.
[910] Luc, XIII, 31 et suiv.
[911] Jean, VII, 5.
[912] Matth., XII, 39, 45; XIII, 15; XVI, 4; Luc, XI, 29.
[913] Matth., XI, 21-24; Luc, X, 12-15.
[914] Matth., XII, 41-42; Luc, XI, 31-32.
[915] Matth., VIII, 20; Luc, IX, 58.
[916] Luc, XVIII, 8.
[917] Matth., XII, 34; XV, 14; XXIII, 33.
[918] Matth., III, 7.
[919] Matth., XII, 30; Luc, XXI, 23.
[920] XLII, 2-3.
[921] Matth., XII, 19-20.
[922] Matth., X, 14-15, 21 et suiv., 34 et suiv.; Luc, XIX, 27.
[923] Marc, VII, 1; Luc, V, 17 et suiv.; VII, 36
[924] Matth., VI, 2, 5, 16; IX, 11, 14; XII, 2; XXIII, 5, 15, 23; Luc, V, 30; VI, 2, 7; XI, 39 et suiv.; XVIII, 12; Jean, IX, 16; Pirké Aboth, I, 16; Jos., Ant., XVII, II, 4; XVIII, I, 3; Vita, 38; Talm. de Bab., Sota, 22 b.
[925] Talm. de Jérusalem, Berakoth, IX, sub fin.; Sota, V, 7; Talm. de Babylone, Sota 22 b. Les deux rédactions de ce curieux passage offrent de sensibles différences. Nous avons en général suivi la rédaction de Babylone, qui semble plus naturelle. Cf. Epiph., Adv. hær. XVI, 1. Les traits d'Épiphane et plusieurs de ceux du Talmud peuvent, du reste, se rapporter à une époque postérieure à Jésus, époque où «pharisien» était devenu synonyme de «dévot.»
[926] Matth., V, 20; XV, 4; XXIII, 3, 16 et suiv.; Jean, VIII, 7; Jos., Ant., XII, IX, 1; XIII, X, 5.
[927] Talm. de Bab., Schabbath, 31 a ; Joma, 35 b.
[928] Eccli, XVII, 21 et suiv.; XXXV, 1 et suiv.
[929] Talm. de Jérus, Sanhédrin, XI, 1; Talm. de Bab., Sanhédrin, 100 b.
[930] Matth., XV, 2.
[931] Matth., XV, 2 et suiv.; Marc, VII, 2 et suiv.
[932] Matth., XV, 2 et suiv.; Marc, VII, 4, 8; Luc, V, sub fin., et VI, init.; XI, 38 et suiv.
[933] Luc, XI, 41.
[934] Luc, XVIII, 9-14; comp. ibid., XIV, 7-11.
[935] Matth., III, 7 et suiv.; XVII, 12-13.
[936] Matth., XIV, 5; XXI, 26; Marc, XI, 32; Luc, XX, 6.
[937] Matth., XII, 3-8; XXIII, 16 et suiv.
[938] Marc, III, 6.
[939] Luc, XIII, 33.
[940] Matth., XVI, 20-21; Marc, VIII, 30-31.
[941] Jean, VII, 1.
[942] Jean, VII, 5.
[943] Jean, VII, 10.
[944] Matth., XXVII, 55; Marc, XV, 41; Luc, XXIII, 49, 55.
[945] Jean, VII, 20, 25, 30, 32.
[946] Jean, VII, 50 et suiv.
[947] Matth., X, 11-13; Marc, VI, 10; Luc, X, 5-8.
[948] Matth., XXI, 3; XXVI, 18; Marc, XI, 3; XIV, 13-14; Luc, XIX, 31; XXII, 10-12.
[949] Matth, XXIV, 1-2; Marc, XIII, 1-2; Luc, XIX, 44; XXI, 5-6. Cf Mare, XI, 11.
[950] Marc, XII, 41 et suiv.; Luc, XXI, 1 et suiv.
[951] Marc, XII, 41.
[952] Marc, XI, 19; Luc, XXII, 39; Jean, XVIII, 1-2. Ce verger ne pouvait être fort loin de l'endroit où la piété des catholiques a entouré d'un mur quelques vieux oliviers. Le mot Gethsémani semble signifier «pressoir à huile.»
[953] Luc, XXI, 37; XXII, 39; Jean, VIII, 1-2.
[954] Talm. de Bab., Pesachim, 53 a.
[955] Talm. de Jérus., Taanith, IV, 8.
[956] Aujourd'hui El-Azirié (de El-Azir, nom arabe de Lazare); dans des textes chrétiens du moyen âge, Lazarium.
[957] Matth., XXI, 17-18; Marc, XI, 11-12.
[958] Jean, XI, 5.
[959] Luc, 38-42; Jean, XII, 2.
[960] Jean, XI, 20.
[961] Luc, X, 38 et suiv.
[962] Jean, XI, 35-36.
[963] Matth., XXVI, 6; Marc, XIV, 3; Luc, VII, 40, 43; Jean, XII, 1 et suiv.
[964] Marc, XIII, 3.
[965] Josèphe, B.J., V, v, 6.
[966] Matth., XXIII, 37; Luc, XIII, 34.
[967] Jean, VII, 13; XII, 42-43; XIX, 38.
[968] I Esdr., X, 8; Épître aux Hébr., X, 34; Talm. de Jérus., Moëd katon, III, 1.
[969] Jean, VII, 45 et suiv.
[970] Jean, VIII, 13 et suiv.
[971] Matth., XXI, 23-37.
[972] Matth., XXII, 23 et suiv.
[973] Matth., XXII, 42 et suiv.
[974] Matth., XXII, 36 et suiv., 46.
[975] Voir surtout les discussions rapportées par Jean, chapitre VIII par exemple; il est vrai que l'authenticité de pareils morceaux n'est que relative.
[976] Jean, VIII, 3 et suiv. Ce passage ne faisait point d'abord partie de l'évangile de saint Jean; il manque dans les manuscrits les plus anciens, et le texte en est assez flottant. Néanmoins, il est de tradition évangélique primitive, comme le prouvent les particularités singulières des versets 6, 8, qui ne sont pas dans le goût de Luc et des compilateurs de seconde main, lesquels ne mettent rien qui ne s'explique de soi-même. Cette histoire se trouvait, à ce qu'il semble, dans l'évangile selon les Hébreux (Papias, cité par Eusèbe, Hist. eccl., III, 39).
[977] Jos., Ant. , XIII, X, 6; XVIII, I, 4.
[978] Matth., XXII, 15 et suiv.; Marc, XII, 13 et suiv.; Luc, XX, 20 et suiv. Comp. Talm. de Jérus., Sanhédrin, II, 3.
[979] Jean, X, 1-16.
[980] Matth., XXIV, 32; Marc, XIII, 28; Luc, XXI, 30; Jean, IV, 35.
[981] Totafôth ou tefillîn, lames de métal ou bandes de parchemin, contenant des passages de la Loi, que les Juifs dévots portaient attachées au front et au bras gauche, en exécution littérale des passages Ex., XIII, 9; Deutéronome, VI, 8; XI, 18.
[982] Zizith, bordures ou franges rouges que les Juifs portaient au coin de leur manteau pour se distinguer des païens (Nombres, XV, 38-39; Deutér., XXII, 12).
[983] Les pharisiens excluent les hommes du royaume de Dieu par leur casuistique méticuleuse, qui en rend l'entrée trop difficile et qui décourage les simples.
[984] Le contact des tombeaux rendait impur. Aussi avait-on soin d'en marquer soigneusement la périphérie sur le sol. Talm. de Bab., Baba Bathra, 58 a ; Baba Metsia, 45 b. Le reproche que Jésus adresse ici aux pharisiens est d'avoir inventé une foule de petits préceptes qu'on viole sans y penser et qui ne servent qu'à multiplier les contraventions à la Loi.
[985] La purification de la vaisselle était assujettie, chez les pharisiens, aux règles les plus compliquées (Marc, VII, 4).
[986] Cette épithète, souvent répétée (Matth., XXIII, 16, 17, 19, 24, 26), renferme peut-être une allusion à l'habitude qu'avaient certains pharisiens de marcher les yeux fermés par affectation de sainteté. Voir ci-dessus, p. 328.
[987] Luc (XI, 37 et suiv.) suppose, non peut-être sans raison, que ce verset fut prononcé dans un repas, en réponse à de vains scrupules des pharisiens.
[988] Les tombeaux étant impurs, on avait coutume de les blanchir à la chaux, pour avertir de ne pas s'en approcher. V. note 984, et Mischna, Maasar scheni, V, 1; Talm. de Jérus., Schekalim, I, 1; Maasar scheni, V, 1; Moëd katon, I, 2; Sota, IX, 1; Talm. de Bab., Moëd katon, 5 a. Peut-être y a-t-il dans la comparaison dont se sert Jésus une allusion aux «pharisiens teints.» (V. ci-dessus, p. 328.)
[989] On ignore à quel livre est empruntée cette citation.
[990] Il y a ici une légère confusion, qui se retrouve dans le targum dit de Jonathan (Lament., II, 20), entre Zacharie, fils de Joïada, et Zacharie, fils de Barachie, le prophète. C'est du premier qu'il s'agit (II Paral., XXIV, 21). Le livre des Paralipomènes, où l'assassinat de Zacharie, fils de Joïada, est raconté, ferme le canon hébreu. Ce meurtre est le dernier dans la liste des meurtres d'hommes justes, dressée selon l'ordre où ils se présentent dans la Bible. Celui d'Abel est au contraire le premier.
[991] Matth., XXIII, 2-36; Marc, XII, 38-40; Luc, XI, 39-52; XX, 46-47.
[992] Matth., VIII, 11-12; XX, 1 et suiv.; XXI, 28 et suiv., 33 et suiv., 43; XXII, 1 et suiv.; Marc, XII, 1 et suiv.; Luc, XX, 9 et suiv.
[993] Matth., XXI, 37 et suiv.; Jean, X, 36 et suiv.
[994] Jean, IX, 39.
[995] La forme la plus authentique de ce mot paraît être dans Marc, XIV, 38; XV, 29. Cf. Jean, II, 19; Matth., XXVI, 61; XXVII, 40.
[996] Jean, VIII, 39; X, 31; XI, 8.
[997] Deutér., XIII, 1 et suiv. Comp. Luc, XX, 6; Jean, X, 33; II Cor., XI, 25.
[998] Jean, X, 20.
[999] Jean, V, 18; VII, 1, 20, 25, 30; VIII, 37, 40.
[1000] Luc, XI, 53-54.
[1001] Jean, X, 23.
[1002] Jos., B.J., V, v, 2. Comp. Ant., XV, xi, 5; XX, ix, 7.
[1003] Jos., endroits cités.
[1004] Voir ci-dessus, p. 352. Je suis porté à supposer que les tombeaux dits de Zacharie et d'Absalom étaient des monuments de ce genre. Cf. Itin. a Bardig. Hierus., p. 153 (édit. Schott).
[1005] Matth., XXIII, 29; Luc, XI, 47.
[1006] Jean, X, 22. Comp. I Macch., IV, 52 et suiv.; II Macch., X, 6 et suiv.
[1007] Jos., Ant., XII, VII, 7.
[1008] Jean, X, 40. Cf. Matth., XIX, 1; Marc, X, 1. Ce voyage est connu des synoptiques. Mais ils semblent croire que Jésus le fit en venant de Galilée à Jérusalem par la Pérée.
[1009] Eccli., XXIV, 18; Strabon, XVI, ii, 41; Justin, XXXVI, 3; Jos., Ant., IV, vi, 1; XIV, iv, 1; XV, iv, 2.
[1010] Luc, XIX, 1 et suiv.
[1011] Matth., XX, 29; Marc, X, 46 et suiv.; Luc, XVIII, 35.
[1012] B.J., IV, viii, 3. Comp. ibid., I, vi, 6; I, XVIII, 5, et Antiq., XV, iv, 2.
[1013] Jean, XI, 1 et suiv.
[1014] Matth., IX, 18 et suiv.; Marc, V, 22 et suiv.; Luc, VII, 11 et suiv.; VIII, 41 et suiv.
[1015] Jean, XI, 3 et suiv.
[1016] Jean, XI, 35 et suiv.
[1017] Jean, XI, 33, 38.
[1018] Jean, XI, 46 et suiv.; XII, 2, 9 et suiv., 17 et suiv.
[1019] Jean, XII, 9-10,17-18.
[1020] Jean, XII, 10.
[1021] Jean, XI, 47 et suiv.
[1022] Jos., Ant., XV, iii, 1; XVIII, ii, 2; V, 3; XX, ix, 1, 4.
[1023] L'Ananus de Josèphe. C'est ainsi que le nom hébreu Johanan devenait en grec Joannes ou Joannas.
[1024] Jean, XVIII, 15-23; Act., IV, 6.
[1025] Jos., Ant., XX, IX, 1.
[1026] Jos., Ant., XV, III, 1; B.J., IV, V, 6 et 7; Act., IV, 6.
[1027] Jos., Ant., XX, IX, 3.
[1028] Jos., Ant., XV, IX, 3; XIX, VI, 2; VIII, 1.
[1029] Luc, III, 2.
[1030] Act., V, 17.
[1031] Jos., Ant., XX, IX, 1.
[1032] Jos., Ant., XX, IX, 1.
[1033] Jean, XI, 49-30. Cf. ibid., XVIII, 14.
[1034] Jean, XI, 48.
[1035] Jean, XI, 53.
[1036] Jean, XI, 54. Cf. II Chron., XIII, 19; Jos., B. J., IV, IX, 9; Eusèbe et S. Jérôme, De situ et nom. loc. hebr., aux mots Εφρων et Εφραιμ.
[1037] Jean, XI, 55-56. Pour l'ordre des faits, dans toute cette partie, nous suivons le système de Jean. Les synoptiques paraissent peu renseignés sur la période de la vie de Jésus qui précède la Passion.
[1038] Luc, XIX, 11.
[1039] Luc, XXII, 24 et suiv.
[1040] Matth., XX, 20 et suiv.; Marc, X, 35 et suiv.
[1041] Luc, XIX, 12-27.
[1042] Matth., XVI, 21 et suiv.; Marc, VIII, 31 et suiv.
[1043] Matth., XX, 17 et suiv.; Marc, X, 31 et suiv.; Luc, XVIII, 31 et suiv.
[1044] Matth., XXIII, 39; Luc, XIII, 35.
[1045] Matth., XX, 28.
[1046] Jean, XI, 56.
[1047] La pâque se célébrait le 14 de nisan. Or l'an 33, le 1er nisan répondait à la journée du samedi, 21 mars.
[1048] Matth., XXVI, 6; Marc, XIV, 3. Cf. Luc, VII, 40, 43-44.
[1049] Il est très-ordinaire, en Orient, qu'une personne qui vous est attachée par un lien d'affection ou de domesticité aille vous servir quand vous mangez chez autrui.
[1050] J'ai vu cet usage se pratiquer encore à Sour.
[1051] Il faut se rappeler que les pieds des convives n'étaient point, comme chez nous, cachés sous la table, mais étendus à la hauteur du corps sur le divan ou triclinium.
[1052] Matth., XXIV, 6 et suiv.; Marc, XIV, 3 et suiv.; Jean, XI, 2; XII, 2 et suiv. Comparez Luc, VII, 36 et suiv.
[1053] Jean, XII, 12.
[1054] Luc, XIX, 41 et suiv.
[1055] Mischna, Menachoth, XI, 2; Talm. de Bab., Sanhédrin, 14 b; Pesachim, 63 b, 91 a; Sota, 45 a; Baba metsia, 85 a. Il résulte de ces passages que Bethphagé était une sorte de pomoerium, qui s'étendait au pied du soubassement oriental du temple, et qui avait lui-même son mur de clôture. Les passages Matth., XXI, 1, Marc, XI, 1, Luc, XIX, 29, n'impliquent pas nettement que Bethphagé fût un village, comme l'ont supposé Eusèbe et S. Jérôme.
[1056] Matth., XXI, 1 et suiv.; Marc, XI, 1 et suiv.; Luc, XIX, 29 et suiv.; Jean, XII, 12 et suiv.
[1057] Luc, XIX, 38; Jean, XII, 13.
[1058] Le chiffre de 120,000, donné par Hécatée (dans Josèphe. Contre Apion, I, 22), paraît exagéré. Cicéron parle de Jérusalem comme d'une bicoque (Ad Atticum, II, IX). Les anciennes enceintes, quelque système qu'on adopte, ne comportent pas une population quadruple de celle d'aujourd'hui, laquelle n'atteint pas 15,000 habitants. V. Robinson, Bibl. Res., I, 421-422 (2e édition); Fergusson, Topogr. of Jerus., p. 51; Forster, Syria and Palestine , p. 82.
[1059] Jos., B. J., II, XIV, 3; VI, IX, 3.
[1060] Jean, XII, 20 et suiv.
[1061] Matth., XXI, 17; Marc, XI, 11.
[1062] Matth., XXI, 17-18; Marc, XI, 11-12, 19; Luc, XXI, 37-38.
[1063] Jean, XII, 27 et suiv. On comprend que le ton exalté de Jean et sa préoccupation exclusive du rôle divin de Jésus aient effacé du récit les circonstances de faiblesse naturelle racontées par les synoptiques.
[1064] Luc, XXII, 43; Jean, XII, 28-29.
[1065] Matth., XVIII, 36 et suiv.; Marc, XIV, 32 et suiv.; Luc, XXII, 39 et suiv.
[1066] Cela se comprendrait d'autant moins que Jean met une sorte d'affectation à relever les circonstances qui lui sont personnelles ou dont il a été le seul témoin (XIII, 23 et suiv.; XVIII, 15 et suiv.; XIX, 26 et suiv., 35; XX, 2 et suiv.; XXI, 20 et suiv.).
[1067] Matth., XXVI, 1-5; Marc, XIV, 1-2; Luc, XXII, 1-2.
[1068] Matth., XXI, 46.
[1069] Matth., XXVI, 55.
[1070] Jean, XII, 6.
[1071] Jean ne parle même pas d'un salaire en argent.
[1072] Jean, VI, 65; XII, 6.
[1073] Jean, VI, 65, 71-72; XII, 6; XIII, 2, 27 et suiv.
[1074] Matth., XXVII, 3 et suiv.
[1075] Matth., XXVI, 4 et suiv.; Marc, XIV, 42; Luc, XXII, 7; Jean, XIII, 29.
[1076] C'est le système des synoptiques (Matth., XXVI, 47 et suiv.; Marc, XIV, 42 et suiv.; Luc, XXII, 7 et suiv., 45). Mais Jean, dont le récit a pour cette partie une autorité prépondérante, suppose formellement que Jésus mourut le jour même où l'on mangeait l'agneau (XIII, 1-2, 29; XVIII, 28; XIX, 14, 34). Le Talmud fait aussi mourir Jésus «la veille de Pâque» (Talm. de Bab., Sanhédrin, 43 a, 67 a).
[1077] Jean, XIII, 1 et suiv.
[1078] Matth., XXVI, 21 et suiv.; Marc, XIV, 18 et suiv.; Luc, XX, 24 et suiv.; Jean, XIII, 21 et suiv.; XXI, 20.
[1079] Jean, XIII, 24 et suiv., qui lève les invraisemblances du récit des synoptiques.
[1080] Luc, XXII., 20.
[1081] I Cor., XI, 26.
[1082] Matth., XXVI, 26-28; Marc, XIV, 22-24; Luc, XXII, 19-21; I Cor., XI, 23-25.
[1083] Ch. VI.
[1084] Ch. XIII-XVII.
[1085] Jean, XIII, 14-45. Cf. Matth., XX, 26 et suiv.; Luc, XXII, 26 et suiv.
[1086] Jean, XIII, 1 et suiv. Les discours placés par Jean à la suite du récit de la Cène ne peuvent être pris pour historiques. Ils sont pleins de tours et d'expressions qui ne sont pas dans le style des discours de Jésus, et qui, au contraire, rentrent très-bien dans le langage habituel de Jean. Ainsi l'expression «petits enfants» au vocatif (Jean, XIII, 33) est très-fréquente dans la première épître de Jean. Elle ne paraît pas avoir été familière à Jésus.
[1087] Jean, XIII, 33-35; XV, 12-17.
[1088] Luc, XXII, 24-27. Cf. Jean, XIII, 4 et suiv.
[1089] Matth., XXVI, 29; Marc, XIV, 25; Luc, XXII, 18.
[1090] Luc, XXII, 29-30.
[1091] Luc, XXII, 36-38.
[1092] Matth., XXVI, 31 et suiv.; Marc, XIV, 29 et suiv.; Luc, XXII, 33 et suiv.; Jean, XIII, 36 et suiv.
[1093] Jean, XIII, 30.
[1094] La circonstance d'un chant religieux, rapportée par Matth., XXVI, 30, et Marc, XIV, 26, vient de l'opinion où sont ces deux évangélistes que le dernier repas de Jésus fut le festin pascal. Avant et après le festin pascal, on chantait des psaumes. Talm. de Bab., Pesachim, cap. IX, hal. 3 et fol. 118 a, etc.
[1095] Matth., XXVI, 36; Marc, XIV, 32; Luc, XXII, 39; Jean, XVIII, 1-2.
[1096] Matth., XXVI, 47; Marc, XIV, 43; Jean, XVIII, 3, 12.
[1097] Matth., XXVI, 47; Marc, XIV, 43; Luc, XXII, 47; Jean, XVIII, 3; Act., I, 16.
[1098] C'est la tradition des synoptiques. Dans le récit de Jean, Jésus se nomme lui-même.
[1099] Les deux traditions sont d'accord sur ce point.
[1100] Jean, XVIII, 10.
[1101] Marc, XIV, 51-52.
[1102] En matière criminelle, on n'admettait que des témoins oculaires. Mischna, Sanhédrin IV, 5.
[1103] Talm. de Jérus., Sanhédrin, XIV, 16; Talm. de Bab., même traité, 43 a, 67 a. Cf. Schabbath, 104 b.
[1104] Matth., XXVII, 63; Jean, VII, 12, 47.
[1105] Jean, XVIII, 13 et suiv. Cette circonstance, que l'on ne trouve que dans Jean, est la plus forte preuve de la valeur historique du quatrième évangile.
[1106] Matth., XXVI, 69 et suiv.; Marc, XIV, 66 et suiv.; Luc, XXII, 54 et suiv.; Jean, XVIII, 15 et suiv.; 25 et suiv.
[1107] Matth., XVI, 57; Marc, XIV, 53; Luc, XXII, 66.
[1108] Matth., XXIII, 16 et suiv.
[1109] Matth., XXVI, 64; Marc, XIV, 62; Luc, XXII, 69. Jean ne sait rien de cette scène.
[1110] Lévit., XXIV, 14 et suiv.; Deutér., XIII, 1 et suiv.
[1111] Luc, XXIII, 50-51.
[1112] Jean, XVIII, 31; Jos., Ant., XX, IX, 1.
[1113] Matth., XXVI, 67-68; Marc, XIV, 65; Luc, XXII, 63-65.
[1114] Matth., XXVII, 1; Marc, XV, 1; Luc, XXII, 66; XXIII, 1; Jean, XVIII, 28.
[1115] Jos., Ant., XV, XI, 5; B.J., VI, II, 4.
[1116] Philon, Legatio ad Caïum, §38. Jos., B.J., II, XIV, 8.
[1117] A l'endroit où est encore aujourd'hui le sérail du pacha de Jérusalem.
[1118] Jean, XVIII, 28.
[1119] Le mot grec βημα était passé en syro-chaldaïque.
[1120] Jos., B.J., II, IX, 3; XIV, 8; Matth., XXVII, 27; Jean, XVIII, 33.
[1121] Jean, XVIII, 29.
[1122] Virg., Æn., XII, 421; Martial, Épigr., I, XXXII; X, XLVIII; Plutarque, Vie de Romulus, 29. Comparez la hasta pura, décoration militaire. Orelli et Henzen, Inscr. lat., nos 3574, 6852, etc. Pilatus est, dans cette hypothèse, un mot de la même forme que Torquatus.
[1123] Philon, Leg. ad Caïum, § 38.
[1124] Jos., Ant., XVIII, iii, 1, init.
[1125] Jos., Ant., XVIII, ii-iv.
[1126] Talm. de Bab., Schabbalh, 33 b.
[1127] Philon, Leg. ad Caïum, § 38.
[1128] Jos., Ant, XVIII, iii, 1 et 2; Bell. Jud., II, ix, 2 et suiv.; Luc, XIII, 1.
[1129] Jos., Ant. XVIII, iv, 1-2.
[1130] Jean, XVIII, 35.
[1131] Matth., XXVII, 19.
[1132] Luc, XXIII, 2, 5.
[1133] Matth., XXVII, 11; Marc, XV, 2; Luc, XXIII, 3; Jean, XVIII, 33.
[1134] Jean, XVIII, 38.
[1135] Act., XVIII, 14-15.
[1136] Tacite (Ann., XV, 44) présente la mort de Jésus comme une exécution politique de Ponce Pilate. Mais, à l'époque où écrivai Tacite, la politique romaine envers les chrétiens était changée; on les tenait pour coupables de ligue secrète contre l'État. Il était naturel que l'historien latin crût que Pilate, en faisant mourir Jésus, avait obéi à des raisons de sûreté publique. Josèphe est bien plus exact (Ant., XVIII, iii, 3).
[1137] Marc, XV, 10.
[1138] Matth., XXVII, 20; Marc, XV, 11.
[1139] Le nom de Jésus a disparu dans la plupart des manuscrits. Cette leçon a néanmoins pour elle de très-fortes autorités.
[1140] Matth., XXVII, 16.
[1141] Cf. saint Jérôme, In Matth., XXVII, 16.
[1142] Marc, XV, 7; Luc, XXIII, 19. Jean (XVIII, 40), qui en fait un voleur, paraît ici beaucoup moins dans le vrai que Marc.
[1143] Matth., XXVII, 26; Marc, XV, 45; Jean, XIX, 1.
[1144] Jos., B. J., II, XIV, 9; V, XI, 4; VII, VI, 4; Tite-Live, XXXIII, 36; Quinte-Curce, VII, XI, 28.
[1145] Matth., XXVII, 27 et suiv.; Marc, XV, 16 et suiv.; Luc, XXIII, 11; Jean, XIX, 2 et suiv.
[1146] Voir Inscript, rom. de l'Algérie, n° 5, fragm. B.
[1147] Luc, XXIII, 16, 22.
[1148] Jean, XIX, 7.
[1149] Jean, XIX, 9. Cf. Luc, XXIII, 6 et suiv.
[1150] Il est probable que c'est là une première tentative d'«Harmonie des Évangiles.» Luc aura eu sous les yeux un récit où la mort de Jésus était attribuée par erreur à Hérode. Pour ne pas sacrifier entièrement cette version, il aura mis bout à bout les deux traditions, d'autant plus qu'il savait peut-être vaguement que Jésus (comme Jean nous l'apprend) comparut devant trois autorités. Dans beaucoup d'autres cas, Luc semble avoir un sentiment éloigné des faits qui sont propres à la narration de Jean. Du reste, le troisième évangile renferme, pour l'histoire du crucifiement, une série d'additions que l'auteur paraît avoir puisées dans un document plus récent, et où l'arrangement en vue d'un but d'édification était sensible.
[1151] Jean, XIX, 12, 15. Cf. Luc, XXIII, 2. Pour apprécier l'exactitude de la couleur de cette scène chez les évangélistes, voyez Philon, Leg. ad Caïum, § 38.
[1152] Voir ci-dessus, p. 402.
[1153] Matth., XXVII, 24-25.
[1154] Jean, XIX, 7.
[1155] Deutér., XIII, 1 et suiv.
[1156] Jos., Ant., XX, ix, 1. Le Talmud, qui présente la condamnation de Jésus comme toute religieuse, prétend, en effet, qu'il fut lapidé, ou du moins, qu'après avoir été pendu, il fut lapidé, comme cela arrivait souvent (Mischna, Sanhédrin, VI, 4). Talm. de Jérusalem, Sanhédrin, XIV, 16; Talm. de Bab., même traité, 43 a, 67 a.
[1157] Jos., Ant., XVII, x, 10; XX, vi, 2; B.J., V, xi, 1; Apulée, Métam., III, 9; Suétone, Galba, 9; Lampride, Alex. Sev., 23.
[1158] Jean, XIX, 14. D'après Marc, XV, 23, il n'eût guère été que huit heures du matin, puisque, selon cet évangéliste, Jésus fût crucifié à neuf heures.
[1159] Matth., XXVII, 33; Marc, XV, 22; Jean, XIX, 20; Epist. ad Hebr., XIII, 12
[1160] Golgotha, en effet, semble n'être pas sans rapport avec la colline de Gareb et la localité de Goath, mentionnées dans Jérémie, XXXI, 39. Or, ces deux endroits paraissent avoir été au nord-ouest de la ville. J'inclinerais à placer le lieu où Jésus fut crucifié près de l'angle extrême que fait le mur actuel vers l'ouest, ou bien sur les buttes qui dominent la vallée de Hinnom, au-dessus de Birket-Mamilla.
[1161] Les preuves par lesquelles on a essayé d'établir que le Saint Sépulcre a été déplacé depuis Constantin manquent de solidité.
[1162] M. de Vogüé a découvert, à 76 mètres à l'est de l'emplacement traditionnel du Calvaire, un pan de mur judaïque analogue à celui d'Hébron, qui, s'il appartient à l'enceinte du temps de Jésus, laisserait ledit emplacement traditionnel en dehors de la ville. L'existence d'un caveau sépulcral (celui qu'on appelle «Tombeau de Joseph d'Arimathie») sous le mur de la coupole du Saint-Sépulcre porterait aussi à supposer que cet endroit était hors des murs. Deux considérations historiques, dont l'une est assez forte, peuvent d'ailleurs être invoquées en faveur de la tradition. La première, c'est qu'il serait singulier que ceux qui cherchèrent à fixer sous Constantin la topographie évangélique, ne se fussent pas arrêtés devant l'objection qui résulte de Jean, XIX, 20, et de Hébr., XIII, 12. Comment, libres dans leur choix, se fussent-ils exposés de gaîté de cœur à une si grave difficulté? La seconde considération, c'est qu'on pouvait avoir, pour se guider, du temps de Constantin, les restes d'un édifice, le temple de Vénus sur le Golgotha, élevé par Adrien. On est donc par moments porté à croire que l'œuvre des topographes dévots du temps de Constantin eut quelque chose de sérieux, qu'ils cherchèrent des indices et que, bien qu'ils ne se refusassent pas certaines fraudes pieuses, ils se guidèrent par des analogies. S'ils n'eussent suivi qu'un vain caprice, ils eussent placé le Golgotha à un endroit plus apparent, au sommet de quelqu'un des mamelons voisins de Jérusalem, pour suivre l'imagination chrétienne, qui de très-bonne heure voulut que la mort du Christ eût eu lieu sur une montagne. Mais la difficulté des enceintes est très-grave. Ajoutons que l'érection du temple de Vénus sur le Golgotha prouve peu de chose. Eusèbe (Vita Const., III, 26), Socrate (H.E., I, 17), Sozomène (H.E., II, 1), S. Jérôme (Epist. XLIX, ad Paulin.), disent bien qu'il y avait un sanctuaire de Vénus sur l'emplacement qu'ils croient être celui du saint tombeau; mais il n'est pas sûr: 1° qu'Adrien l'ait élevé; 2° qu'il l'ait élevé sur un endroit qui s'appelait de son temps «Golgotha;» 3° qu'il ait eu l'intention de l'élever à la place où Jésus souffrit la mort.
[1163] Plutarque, De sera num. vind., 19; Artémidore, Onirocrit., II, 56.
[1164] Marc, XV, 21.
[1165] La circonstance Luc, XXIII, 27-31 est de celles où l'on sent le travail d'une imagination pieuse et attendrie. Les paroles qu'on y prête à Jésus n'ont pu être écrites qu'après le siège de Jérusalem.
[1166] Talm. de Bab., Sanhédrin, fol. 43 a . Comp. Prov., XXI, 6.
[1167] Talm. de Bab., Sanhédrin, 1. c.
[1168] Marc, XV, 23. Matth., XXVII, 34, fausse ce détail, pour obtenir une allusion messianique au PS. LXIX, 22.
[1169] Matth., XXVII, 35; Marc, XV, 24; Jean, XIX, 23. Cf, Artémidore, Onirocr., II, 53.
[1170] Lucien, Jud. voc., 12. Comparez le crucifix grotesque tracé à Rome sur un mur du mont Palatin. Civiltà cattolica, fasc. CLXI, p. 529 et suiv.
[1171] Jos., B. J., VII, VI, 4; Cic., In Verr., V, 66; Xénoph. Ephes., Ephesiaca, IV, 2.
[1172] Luc, XXIV, 39; Jean, XX, 25-27; Plaute, Mostellaria, II, I, 13; Lucain, Phars., VI, 543 et suiv., 547; Justin, Dial. cum Tryph., 97; Tertullien, Adv. Marcionem, III, 19.
[1173] Irénée, Adv. hær., II, 24; Justin, Dial. cum Tryphone, 91.
[1174] Voir le graffito précité.
[1175] Voir le texte arabe publié par Kosegarten, Chrest. arab., p. 64.
[1176] Spartien, Vie d'Adrien, 10; Vulcatius Gallicanus, Vie d'Avidius Cassius, 5.
[1177] Matth., XXVII, 48; Marc, XV, 36; Luc, XXIII, 36; Jean, XIX, 28-30.
[1178] Dig., XLVII, xx, De bonis damnat., 6. Adrien limita cet usage.
[1179] Matth., XXVII, 36. Cf. Pétrone, Satyr., CXI, CXII.
[1180] Luc, XXIII, 34. En général les dernières paroles prêtées à Jésus, surtout telles que Luc les rapporte, prêtent au doute. L'intention d'édifier ou de montrer l'accomplissement des prophéties s'y fait sentir. Dans ces cas d'ailleurs, chacun entend à sa guise. Les dernières paroles des condamnés célèbres sont toujours recueillies de deux ou trois façons complètement différentes par les témoins les plus rapprochés.
[1181] Jean, XIX, 19-22.
[1182] Jean, XIX, 25 et suiv.
[1183] Les synoptiques sont d'accord pour placer le groupe fidèle «loin» de la croix. Jean dit: «à côté,» dominé par le désir qu'il a de s'être approché très-près de la croix de Jésus.
[1184] Matth., XXVII, 55-56; Marc, XV, 40-41; Luc, XXIII, 49, 55; XXIV, 10; Jean, XIX, 25. Cf. Luc, XXIII, 27-31.
[1185] Jean, XIX, 25 et suiv. Luc, toujours intermédiaire entre les deux premiers synoptiques et Jean, place aussi, mais à distance, «tous ses amis.» (XXIII, 49.) L'expression γνωστοι peut, il est vrai, convenir aux «parents.» Luc cependant (II, 44) distingue les γνωστοι des συγγενεις. Ajoutons que les meilleurs manuscrits portent οι γνωστοι αυτω, et non οι γνωστοι αυτω αυτου. Dans les Actes (I, 14), Marie, mère de Jésus, est mise aussi en compagnie des femmes galiléennes; ailleurs (Évang., II, 35), Luc lui prédit qu'un glaive de douleur lui percera le cœur. Mais on s'explique d'autant moins qu'il l'omette à la croix.
[1186] C'est là, selon moi, un de ces traits où se trahissent la personnalité de Jean et le désir qu'il a de se donner de l'importance. Jean, après la mort de Jésus, paraît en effet avoir recueilli la mère de son maître, et l'avoir comme adoptée (Jean, XIX, 27). La grande considération dont jouit Marie dans l'église naissante le porta sans doute à prétendre que Jésus, dont il voulait se donner pour le disciple favori, lui avait recommandé en mourant ce qu'il avait de plus cher. La présence auprès de lui de ce précieux dépôt lui assurait sur les autres apôtres une sorte de préséance, et donnait à sa doctrine une haute autorité.
[1187] Matth., XXVII, 40 et suiv.; Marc, XV, 29 et suiv.
[1188] Matth., XXVII, 44; Marc, XV, 32. Luc, suivant son goût pour la conversion des pécheurs, a ici modifié la tradition.
[1189] Matth., XXVII, 43; Marc, XV, 33; Luc, XXIII, 44.
[1190] Pétrone, Sat., CXI et suiv.; Origène, In Matth. Comment. series, 140; texte arabe publié dans Kosegarten, op. cit., p. 63 et suiv.
[1191] Eusèbe, Hist. eccl., VIII, 8.
[1192] Matth., XXVII, 46; Marc, XV, 34.
[1193] Matth., XXVII, 50; Marc, XV, 37; Luc, XXIII, 46; Jean, XIX, 30.
[1194] Matth., XXVII, 46; Marc, XV, 37; Luc, XXIII, 44. Comp. Jean, XIX, 14.
[1195] Deutéron., XXI, 22-23; Josué, VIII, 29; X, 26 et suiv. Cf. Jos., B.J., IV, v, 2; Mischna, Sanhédrin, VI, 5.
[1196] Jean dit: «à Pilate»; mais cela ne se peut, car Marc (XV, 44-45) veut que le soir Pilate ignorât encore la mort de Jésus.
[1197] Comparez Philon, In Flaccum,§ 10.
[1198] Il n'y a pas d'autre exemple du crurifragium appliqué à la suite du crucifiement. Mais souvent, pour abréger les tortures du patient, on lui donnait un coup de grâce. Voir le passage d'Ibn-Hischâm, traduit dans la Zeitschrift für die Kunde des Morgenlandes, I, p. 99-100.
[1199] Jean, XIX, 31-35.
[1200] Hérodote, VII, 194; Jos., Vila, 75.
[1201] In Matth. Comment. series, 140.
[1202] Marc, XV, 44-45.
[1203] Les besoins de l'argumentation chrétienne portèrent plus tard à exagérer ces précautions, surtout quand les Juifs eurent adopté pour système de soutenir que le corps de Jésus avait été volé. Matth., XXVII, 62 et suiv.; XXVIII, 11-15.
[1204] Horace, Epîtres, I, XVI, 48; Juvénal, XIV, 77; Lucain, VI, 544; Plaute, Miles glor., II, IV, 19; Artémidore, Onir., II, 53; Pline, XXXVI, 24; Plutarque, Vie de Cléomène, 39; Pétrone, Sat., CXI-CXII.
[1205] Mischna, Sanhédrin, VI, 5.
[1206] Probablement identique à l'antique Rama de Samuel, dans la tribu d'Ephraïm.
[1207] Matth., XXVII, 57 et suiv.; Marc, XV, 42 et suiv.; Luc, XXIII, 50 et suiv.; Jean, XIX, 38 et suiv.
[1208] Digeste, XLVIII, XXIV, De cadaveribus punitorum.
[1209] Jean, XIX, 39 et suiv.
[1210] Matth., XXVII, 61; Marc, XV, 47; Luc, XXIII, 55.
[1211] Jean, XIX, 41-42.
[1212] Une tradition (Matth., XXVII, 60) désigne comme propriétaire du caveau Joseph d'Arimathie lui-même.
[1213] Le caveau qui, à l'époque de Constantin, fut considéré comme le tombeau du Christ, offrait cette forme, ainsi qu'on peut le conclure de la description d'Arculfe (dans Mabillon, Acta SS. Ord. S. Bened., sect. III, pars II, p. 504) et des vagues traditions qui restent à Jérusalem dans le clergé grec sur l'état du rocher actuellement dissimulé par l'édicule du Saint-Sépulcre. Mais les indices sur lesquels on se fonda sous Constantin pour identifier ce tombeau avec celui du Christ furent faibles ou nuls (voir surtout Sozomène, H.E., II, 1). Lors même qu'on admettrait la position du Golgotha comme à peu près exacte, le Saint-Sépulcre n'aurait encore aucun caractère bien sérieux d'authenticité. En tout cas, l'aspect des lieux a été totalement modifié.
[1214] Luc, XXIII, 56.
[1215] Luc, XXIII, 54-56.
[1216] Matthieu, XXVIII, 1; Marc, XVI, 1; Luc, XXIV, 1; Jean, XX, 1.
[1217] Voir Matth., XXXVIII, 15; Jean, XX, 2.
[1218] Elle avait été possédée de sept démons (Marc, XVI, 9; Luc, VIII, 2).
[1219] Cela est sensible surtout dans les versets 9 et suivants du chapitre XVI de Marc. Ces versets forment une conclusion du second évangile, différente de la conclusion XVI, 1-8, après laquelle s'arrêtent beaucoup de manuscrits. Dans le quatrième évangile (XX, 1-2, 11 et suiv., 18), Marie de Magdala est aussi le seul témoin primitif de la résurrection.
[1220] L'an 33 répond bien à une des données du problème, savoir que le 14 de nisan ait été un vendredi. Si on rejette l'an 33, pour trouver une année qui remplisse ladite condition, il faut au moins remonter à l'an 29 ou descendre à l'an 36.
[1221] Luc, III, 1.
[1222] Jos., Ant., XVIII, IV, 2 et 3.
[1223] L'assertion contraire de Tertullien et d'Eusèbe découle d'un apocryphe sans valeur (V. Thilo, Cod. apocr., N.T., p. 813 et suiv.). Le suicide de Pilate (Eusèbe, H.E., II, 7; Chron., ad ann. 1 Caii) paraît aussi provenir d'actes légendaires.
[1224] Jos., Ant., XX, IV, 1.
[1225] Jos., l.c.
[1226] Jos., Ant., XVIII, vii, 1, 2; B.J., II, ix, 6.
[1227] S. Jérôme, De situ et nom. loc. hebr., au mot Acheldama. Eusèbe (ibid.) dit au nord. Mais les Itinéraires confirment la leçon de S. Jérôme. La tradition qui nomme Haceldama la nécropole située au bas de la vallée de Hinnom remonte au moins à l'époque de Constantin.
[1228] Act., I, 18-19. Matthieu, ou plutôt son interpolateur, a ici donné un tour moins satisfaisant à la tradition, afin d'y rattacher la circonstance d'un cimetière pour les étrangers, qui se trouvait près de là.
[1229] Matth., XXVII, 5.
[1230] Act., 1. c.; Papias, dans Oecumenius, Enarr. in Act. Apost., II, et dans Fr. Münter, Fragm. Patrum græc. (Hafniæ, 1788), fasc. I, p. 17 et suiv.; Théophylacte, In Matth., XXVII, 5.
[1231] Papias, dans Münter, l. c.; Théophylacte, l. c.
[1232] Psaumes LXIX et CIX.
[1233] Ce sentiment populaire vivait encore en Bretagne au temps de mon enfance. Le gendarme y était considéré, comme ailleurs le juif, avec une sorte de répulsion pieuse; car c'est lui qui arrêta Jésus!
[1234] Matth., VIII, 5 et suiv.; Luc, VII, 1 et suiv.; Jean, XII, 20 et suiv. Comp. Jos., Ant., XVIII, iii, 3.
[1235] Tacite, Ann., XV, 45; Suétone, Claude, 25.
[1236] Ant., XVIII, iii, 3. Ce passage a été altéré par une main chrétienne.
[1237] Ant., XVIII, i; B.J., II, viii; Vita, 2.
[1238] Talm. de Jérusalem, Sanhédrin, XIV, 16; Aboda zara, II, 2; Schabbath, XIV, 4; Talm. de Babylone, Sanhédrin, 43 a, 67 a; Schabbath, 104 b, 116 b. Comp. Chagiga, 4 b; Gittin, 57 a, 90 a. Les deux Gémares empruntent la plupart de leurs données sur Jésus à une légende burlesque et obscène, inventée par les adversaires du christianisme et sans valeur historique.
[1239] Jos., Ant., XVIII, iii, 3.
[1240] Philostrate, Vie d'Apollonius, IV, 2; VII, 11; VIII, 7; Eunape, Vies des sophistes, p. 454, 500 (édit. Didot).